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Stage du 28 mars 2015

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Bonjour à tous,

Le Bujinkan Dôjô Montpellier organise un stage le 28 mars 2015 au Dôjô de Supaggro.

Le stage se déroulera de 10h à 18h.

Le tarif est de 20€

Le thème du stage est :  « Contrôle au Sol + Kyûsho »

N’oubliez pas d’amener vos tasses pour boire le thé, et votre repas de midi !

A bientôt !

Get natural !

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Texte d’Arnaud Cousergue

Source : https://kumafr.wordpress.com/2014/12/21/get-natural/

Traduction : Bujinkan Dôjô Montpellier

Dans le Bujinkan, tous les pratiquants connaissent Shizen no Kamae, mais la plupart ne comprennent pas réellement ce que cela signifie.

L’ensemble des connaissances martiales nous dit que c’est une « posture naturelle ». Mais c’est bien plus que cela, parce que être « naturel » est la chose la plus difficile à réaliser au monde.

La langue chinoise est plus précise sur ce sujet. En chinois, Shizen est Tsujan. Shizen est 自然 composé donc de 自 qui signifie littéralement « nez » mais ici signifie « soi-même » ; et 然 qui se traduit aujourd’hui par « ainsi », mais signifiait auparavant « brûler ».

Chozanshi* explique que « par extension, 自然 est venu à signifier « nature », quelque chose qui existe en soi, n’ayant rien à voir avec l’esprit ou la main de l’homme. « (Il) se fait sans commande, et toujours spontanément. »

La spontanéité est le but des arts martiaux, et c’est ce but que Hatsumi sensei veut que nous atteignons. Chozanshi ajoute : « Encore une fois, pour se déplacer avec spontanéité, l’artiste martial doit laisser faire son flux de chi (d’énergie) en effaçant de son esprit tous les choix prémédités. Ce faisant, il agira naturellement et de manière appropriée aux circonstances à portée de main« .

Être «naturel» n’est donc pas une tâche facile à réaliser. Et encore, « agir naturellement et de façon appropriée » devient possible, seulement si nos bases sont solides et ancrées nous.

Être naturel est proche de l’état bouddhiste de Shinnyo (真如), la nature ultime de toutes choses (तथता de Tathâta en Sanskrit). Sensei se réfère à elle en parlant de « Chô-kankaku », ou de la conscience infinie**.
Lorsque vous devenez un avec la nature, vous êtes la nature.

Ce sont votre instinct et votre inconscient qui doivent faire bouger votre corps, pas votre cerveau.


Joyeux Noël !
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* Dans “The demon’s sermon on the martial arts”, ISBN9784770030184, Kodansha
** Dans “Advanced stick fighting”, p38, Kodansha

Basic vs Cosmic

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Article tiré du site de Arnaud COUSERGUE

http://bujinkangard.wordpress.com/2014/11/16/basic-vs-cosmic/

Article traduit par Bujinkan Dôjô Montpellier

Les bases sont les fondations de votre taijutsu sans elles nous ne pouvons pas développer ce que Sensei appelle le « mouvement naturel ».

Un de mes amis et élève, a récemment participé à plusieurs stages à l’étranger. Il a été surpris par deux choses. Premièrement, la majorité des enseignants ont développé de beaux mouvements qu’ils réalisent sans puissance et sans force. Deuxièmement, les élèves copient ces mouvements mais n’ont pas de bonnes bases.

Même sans être élève de ces enseignants, ses bases solides lui ont permis d’ajuster et de comprendre ce qui lui était enseigné. Les autres participants, au contraire, même s’ils ont copié ce qui était montré, étaient incapable de concevoir ces mouvements avec leur propre taijutsu.

Cette tendance gazeuse du Bujinkan, existe déjà depuis quelques années, et nous voyons maintenant à quel point cela à un impact négatif sur les élèves et leur capacité à survivre dans un combat. La majorité des pratiquants du Bujinkan seront réellement surpris le jour où ils auront à se défendre avec ces mouvements élégants mais gazeux appris dans le dôjô ou durant les stages. Comme Sensei le disait en août dernier, il faut développer la force et la puissance quand on est jeune pour être en mesure d’utiliser la « non force » à un stade supérieur. Commencer par la fin ne mène nulle part.

Mettez donc un peu plus de réalisme dans vos techniques et vos apprentissages du budô, améliorez vos bases et créez des fondations solides avant de commencer à vous déplacer à un niveau « cosmique ».

Les vrais combats sont violents, ils ne sont pas esthétiques. En situation d’agression, le stress et la peur ralentissent le cerveau et par voie de conséquence, les réactions. Quand la panique vous gagne, seuls des acquis bien intégrés vous donnent une chance de survivre.

Quand tout à disparu, la seule chose qui reste sont les bases (si elles sont solides). Une  technique élégante étudiée avec un partenaire complaisant risque de vous tuer dans un  combat réel. Depuis vingt cinq ans sensei nous répète en cours : « N’essayez pas d’appliquer une technique d’école dans un combat, vous perdriez »

Enseignants, il en va de votre responsabilité. S’il vous plaît, enseignez principalement les bases (avec des mouvements avancées) et arrêtez de vous concentrer exclusivement sur des mouvements gazeux qui pourraient tuer vos élèves. Rappelez-vous que les mouvements de bases évolueront un jour naturellement vers des mouvements plus « cosmiques » , c’est un processus naturel. Ne forcez pas la nature.

Si vous n’enseignez pas correctement, vos élèves seront comme des agneaux se jetant dans la gueule du loup, et un joli « bélement » n’empêchera pas le loup de vous tuer.

Arnaud COUSERGUE